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Le gouverneur de province, Jean-Marie Petipeti Tamata, a, en sa qualité du président du Conseil provincial multisectoriel de lutte contre le SIDA du Kwango (CPMLS), présidé dernièrement à Kenge dans la grande salle du gouvernorat, la première session ordinaire de l’année 2022 qui a validé la révision du règlement intérieur de cette structure et le règlement de gestion révisé du fonds SIDA.

D’autres points relatifs à la situation générale de la riposte dans la province du Kwango en 2021 ont été présentés, signale-t-on.

Il s’agit notamment du rapport du fonds SIDA, du règlement intérieur du CPMLS,  du règlement de gestion du fonds SIDA, du rapport de mobilisation financière du fonds SIDA de septembre 2021 au mois de février 2022 et des perspectives d’avenir.
Dans son mot d’ouverture, le gouverneur Jean-Marie Petipeti Tamata a indiqué que le SIDA demeure un problème de santé public avec une épidémie généralisée dont la prévalence est estimée à 1,2% pour l’ensemble de la population du pays en 2021.

A l’en croire, les enquêtes de sérosurveillance dans la province du Kwango, précisément dans les sites sentinelles de Kenge et Kahemba, ont révélé une prévalence de 0,9% pour Kenge et 1,1% pour Kahemba et pourtant la moyenne provinciale depuis quelques années était à 0,3%, la tendance étant à la hausse.

Jean-Marie Petipeti Tamata  a renseigné que la province du Kwango a néanmoins accompli un bilan positif  du service de prévention, dans les soins et traitements en faveur des populations vulnérables  notamment les adolescents, les jeunes  ainsi que les femmes. Il a souligné que selon le rapport du Programme national de lutte contre le SIDA (PNLS) de 2021, 100% des personnes vivant avec le VIH connaissent leurs statuts sérologiques et sont sous traitement antirétroviral ainsi que la réduction sensible de la discrimination et la stigmatisation.

L’Exécutif provincial s’est engagé à apporter son appui tant financier, matériel que technique pour promouvoir les actions des 10 secteurs de lutte contre le SIDA à travers le PNMLS et les autres organisations communautaires en vue  de mettre fin au SIDA d’ici 2030 dans la province du Kwango.

En tant que président du CPMLS, le gouverneur de province du Kwango a exhorté les membres de ce conseil, à veiller au strict respect du règlement intérieur en accompagnant le secrétariat provincial du PNMLS Kwango pour son bon fonctionnement, son autonomie de gestion et de veiller à toutes les résolutions prises.

La vision du gouverneur est de faire du Kwango une province sans SIDA.


Le directeur administratif et financier du PNMLS au niveau  national, Michée Kibwa qui a présenté l’organisation du PNMLS, a fait savoir que l’historique de la création du PNMLS remonte depuis 17 mars 2004. Il a remercié l’Exécutif provincial pour  le soutien financier au PNMLS Kwango à travers le fonds provincial du SIDA dont un montant de 19.720.800 CDF a été mobilisé en 2021 et pour l’octroi du terrain pouvant abriter les bureaux du PNMLS Kwango.

Mettre fin aux inégalités liées au VIH et s’engager sur la bonne voie pour vaincre le Sida d’ici 2030

Séance de travail préparatoire de la coordination provinciale du LUALABA du FONAST VI

Séance de travail de l’équipe d’avance de la coordination provinciale du Lualaba du FONAST VI dans la province du Nord-Kivu. Etant détenteur du Fanion du FONAST depuis 2019, la province du Lualaba accompagne celle du Nord-Kivu dans les activités préparatoires de la tenue de la 6eme édition. Les deux province ont échange les expériences dans la lutte contre le VIH et ont également harmonise les vues étapes de la cérémonie portant remise du fanion au Gouverneur militaire

Lancement de la JMS 2021 au Lualaba par le SEP PNMLS au sein du parlement des jeunes de la province du LUALABA

Échange entre la délégation du PNMLS Tanganyika et le gouverneur du Tanganyika sur la situation de riposte VIH SIDA en province particulièrement sur les activités ALL IN des adolescents et jeunes appuyés par UNICEF.

SEP/TANGANYIKA

Lancée par le Président du CLMLS, c’est la première activité marquant la mise en œuvre du plan local multisectoriel de lutte contrée VIH adoptée lors de la première session du CLMLS.

SEP/LUALABA

Le Secrétariat Exécutif National du Programme National Multisectoriel de lutte contre le SIDA a tenu le mardi 03 août 2021, dans sa salle de conférence, la deuxième réunion trimestrielle de la task force suivi et évaluation (S&E) en mode hybride (présentielle et virtuelle). Cette task force a pour mission de valider et de partager les informations stratégiques VIH/sida avec toutes les parties prenantes.

Cette réunion a connu la participation des acteurs de la société civile et des partenaires techniques.

Cinq points importants ont été traités, à savoir : l’examen des termes de référence du REDES, la production du rapport annuel 2020, la présentation de la base des données multisectorielles VIH/sida, la mise à jour de l’index de durabilité des programmes VIH/sida et enfin l’alimentation du site web PNMLS.   

Le Docteur Bernard BOSSIKY, Secrétaire Exécutif National Adjoint du PNMLS a dans son mot d’ouverture souligné l’importance que le Programme attache à la production des informations stratégiques de qualité pour mieux suivre et orienter la gestion de la riposte au sida en RDC.

L’examen des termes de référence du REDES a permis de lever l’option de passer pour cette année à la nouvelle version du REDES lancée par l’ONUSIDA. Une mise à jour de l’équipe sera nécessaire pour l’utilisation optimale de ce nouvel outil qui sera organisée par les experts du Bureau régional de l’ONUSIDA.

Pour rappel, le REDES est un cadre qui renseigne sur le suivi du flux financier depuis son origine jusqu’à la destination finale dans tous les secteurs impliqués dans la riposte au VIH.

Par la suite, la base des données multisectorielles VIH/sida a été présentée à l’équipe de S&E pour adoption et familiarisation. Cette base des données multisectorielles permettra au Secrétariat Exécutif du PNMLS à tous les niveaux de produire des informations stratégiques en temps réel.

Le PEPFAR a expliqué  la mise à jour de l’index de durabilité des programmes VIH pour mieux jauger la pérennité des programmes et aussi, passer en revue les domaines clés et le niveau de réalisation. Les experts de la task force ont travaillé sur cet outil pour la prise en compte de la dimension multisectorielle de la riposte, et contextualiser ainsi cet instrument aux besoins du PNMLS sur la base des évidences concrètes en termes d’appui. Les échanges des Experts lancées par la Directrice a.i de Suivi et Évaluation du Secrétariat Exécutif National du PNMLS, Madame Melia BOSSIKY ont permis d’apporter les éclaircissements nécessaires sur l’appropriation multisectorielle de l’outil du PEPFAR. Le processus se poursuivra dans les jours à venir pour mieux capter la dimension multisectorielle selon le PSN. A la fin de la réunion, le SENA a félicité les participants et à insister sur la régularité de la tenue de la task force pour une bonne harmonisation et une coordination efficace de la réponse nationale au VIH.

Pour plus d’informations, veuillez contacter la Section communication & Marketing Social: (+243 816402389, francine.ngalula@pnmls.cd,)

A propos du PNMLS

Le Programme National Multisectoriel de Lutte contre le Sida « PNMLS », est une Institution Publique, chargée de la lutte multisectorielle contre le sida en République Démocratique du Congo. Créé par Décret-présidentiel le 17 mars 2004 et placé sous la Haute Autorité du Président de la République par Ordonnance présidentielle n°11/023 du 18 mars 2011, Il est doté d’une personnalité juridique. Le cadre de travail est défini dans le Plan Stratégique National (PSN), cadre de référence pour toutes les inventions de la lutte contre le sida en RDC. Le PNMLS a pour mission de coordonner, harmoniser, orienter et suivre les efforts et les inventions de tous les partenaires de la lutte contre le sida dans une approche multidisciplinaire et multisectorielle.

Depuis 2020, le PNMLS s’est lancé dans le développement des estimations et projections Spectrum pour les provinces et les zones de santé. Cette année 2021, des  ateliers ont débuté à Kolwezi avec la participation de trois provinces (Kinshasa, Lualaba et Haut Katanga) au mois de février, puis celui tenu à Matadi (Kongo Central) en avril 2021 avec une équipe venue de 16 provinces de la RDC (Tshuapa, Equateur, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi, Mongala, Kongo Central, Kwilu, Kwango, Maindombe, Tanganyika, Haut-Lomami, Kasaï Oriental, Kasaï Central, Kasaï, Sankuru et Lomami);  s’en est suivi le dernier atelier à Goma portant sur  sept dernières provinces à couvrir (Tshopo, Bas-Uélé, Haut-Uélé, Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema) ces ateliers  sur la production des estimations et des projections VIH pour le round 2021.

Ces ateliers ont connu la participation de différents acteurs venus du PNMLS et du PNLS du niveau national et provincial ainsi que des partenaires de mise en œuvre (CDC, CORDAID-FM et ONUSIDA, SANRU/CDC, FHI360 et KHETHIMPILORDC, IHAP).

L’étape de Goma a connu la présence du Dr Bernard BOSSIKY, Secrétaire Exécutif National Adjoint du PNMLS, Dr Aimé MBOYO, Médecin Directeur du PNLS et de Madame Susan KASSEDE, Directrice-Pays de l’ONUSIDA, qui dans le cadre d’une mission effectuée dans cette partie du terroir, ont participé à la cérémonie de clôture. Ils ont souligné l’importance du travail bien fait pour que le pays arrive à améliorer au plus vite la qualité des données à tous les niveaux (dans les provinces et les zone de santé) en vue d’une bonne planification.

Au cours des assises de Goma, un bref exposé des changements apportés au modèle Spectrum a été fourni, les fichiers Spectrum avec les données les plus récentes ont été mises à jour et le modèle Noami d’estimation de prévalence au niveau de zone de santé a été présenté.

Ce modèle Naomi est une actualisation du modèle district HIVE pour produire des estimations et procéder à une revue des estimations obtenues. La mise à jour des estimations au niveau des zones de santé dans Spectrum ont été importées pour une utilisation des résultats dans l’outil DataPach du PEPFAR dans le cadre de leur processus de planification.

Il convient de noter que, désormais la RDC dispose de toutes les données pour la production des estimations et projections VIH nationale, décentralisées au niveau des provinces et Zones de santé. Notons que la production du rapport Spectrum permet de renseigner sur l’évolution des indicateurs du programme sida notamment : le nombre des personnes vivant avec le VIH, le nombre des nouvelles infections, le décès liés VIH, les nombre des orphelins dus au Sida.

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A propos du PNMLS

Le Programme National Multisectoriel de Lutte contre le Sida « PNMLS », est une Institution Publique, chargée de la lutte multisectorielle contre le sida en République Démocratique du Congo. Créé par Décret-présidentiel le 17 mars 2004 et placé sous la Haute Autorité du Président de la République par Ordonnance présidentielle n°11/023 du 18 mars 2011, Il est doté d’une personnalité juridique. Le cadre de travail est défini dans le Plan Stratégique National (PSN), cadre de référence pour toutes les inventions de la lutte contre le sida en RDC. Le PNMLS a pour mission de coordonner, harmoniser, orienter et suivre les efforts et les inventions de tous les partenaires de la lutte contre le sida dans une approche multidisciplinaire et multisectorielle.

Le Président en exercice de l’union Africaine, Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi a participé en virtuelle à la réunion de Haut Niveau (HLM) sur le vih/sida, organisée par l’Assemblée Générale des Nations Unies, du 08 au 10 juin 2021.

Dans son allocution, Félix Tshisekedi a adopté aux côtés des autres Présidents des États membres des Nations Unies, la déclaration politique ambitieuse pour que l’humanité comble son retard afin de mettre un terme à la pandémie de sida qui ravage des communautés depuis 40 ans.

Il a exprimé la position africaine commune sur la question liée au VIH/sida et a déclaré que l’Afrique entière regarde vers un seul objectif, celui de mettre fin aux inégalités et au sida d’ici 2030.

L’Afrique s’engage à travers une feuille de route dont les axes principaux sont : le leadership, l’appropriation, la gouvernance et la responsabilité, l’accès universel et équitable à la prévention, au diagnostic, au traitement, aux soins ainsi qu’au soutien, d’une part.

De l’autre part ; le financement durable de la riposte au vih/sida grâce aux ressources domestiques et à l’appui des partenaires traditionnels et ceux à  venir, la riposte communautaire et l’engagement des communautés affectées et enfin la promotion de droit de l’homme et de l’égalité des sexes.

Le bilan de la RDC en termes d’efforts accomplis et défis à relever.

Ayant revêtu sur ce point sa casquette du Président de la RDC, Félix TSHISEKEDI a rappelé les mesures qui ont été tracées lors de la dernière déclaration de 2016 pour répondre aux défis liés au VIH.

Il s’agit d’assurer un succès équitable au service de prévention, soins et traitement en faveur des populations clés et vulnérables particulièrement aux adolescents, jeunes et femmes.

Il a salué les progrès accomplis concernant l’accès aux soins et traitement, soit 61% des personnes vivant avec le VIH sont sous traitement antirétroviral ainsi que la réduction sensible de la discrimination et de la stigmatisation.

Néanmoins beaucoup reste à faire pour mettre fin à l’épidémie du sida à l’horizon 2030. Il s’agit notamment des défis liés à la couverture santé universelle, l’élimination de transmission VIH de la mère à l’enfant ainsi que de la prise en charge du sida pédiatrique.

Eu égard de ces défis, le Chef de l’État Congolais a rassuré que le gouvernement s’emploie à apporter des réponses holistiques avec l’appui de la Société Civile, des leaders d’opinions, des confessions religieuses, des secteurs privés sans oublier les partenaires techniques et financiers.

Ainsi, la RDC s’inscrit à la vision commune de l’Afrique pour renforcer la solidarité, les efforts et les partenariats basés sur la responsabilité partagée pour des programmes efficaces et efficients en faveur des populations prioritaires et des pays touchés.

Le Président Felix Tshisekedi a, pour chuter, jeter l’ancrage sur la problématique du financement durable à la riposte à l’heure de la forte récession de l’économie mondiale bousculée par la pandémie du covd19. A cette occasion, il a réitéré l’appel à la coopération internationale pour soutenir la RDC dans la lutte contre le VIH/sida. « Ma vison est de faire de la RDC un pays sans sida. Pour y parvenir, je m’engage à maintenir et à consolider l’élan imprimé en vue de réaliser l’objectif de mettre fin à l’épidémie d’ici 2030 en tant que problème de santé publique ». a-t-il conclu dans son discours.

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A propos du PNMLS

Le Programme National Multisectoriel de Lutte contre le Sida « PNMLS », est une Institution Publique, chargée de la lutte multisectorielle contre le sida en République Démocratique du Congo. Créé par Décret-présidentiel le 17 mars 2004 et placé sous la Haute Autorité du Président de la République par Ordonnance présidentielle n°11/023 du 18 mars 2011, Il est doté d’une personnalité juridique. Le cadre de travail est défini dans le Plan Stratégique National (PSN), cadre de référence pour toutes les inventions de la lutte contre le sida en RDC. Le PNMLS a pour mission de coordonner, harmoniser, orienter et suivre les efforts et les inventions de tous les partenaires de la lutte contre le sida dans une approche multidisciplinaire et multisectorielle.

La République Démocratique du Congo a enregistré des avancées significatives en matière de prise en charge du VIH pendant les quatre dernières années. Ces avancées sont d’autant plus significatives que le nombre des personnes vivant avec le VIH et mis sous des médicaments antirétroviraux (ARV) a été multiplié par 2,5 passant ainsi de 121.762 en 2015 à 321.222 en 2019 (rapport PNLS 2016, 2019), représentant 61% des personnes vivants avec le VIH. Malgré ces avancées, il se dégage une inégalité entre les adultes sous traitements ARV et les enfants. La répartition par âge montre que 66% des personnes adultes vivants avec le VIH ont bénéficié du traitement antirétroviral contre seulement 35% des enfants.

Pour répondre à ses disparités, l’Unité des Maladies Infectieuses (UMI) à l’hôpital pédiatrique de Kalembelembe, crée en 2002 sous l’initiative du ministère de la santé avec ses partenaires (Croix Rouge de Belgique, UNICEF, PAM) et qui a connu, successivement, l’appui technique de la Croix Rouge de Belgique, l’Université Nord Caroline CH, Elizabeth Glaser Pediatric AIDS Fondation et présentement de Humana People to People avec le financement de PEPFAR et d’autres intervenants (La main sur le cœur, Elan de chœur et Echo-Congo), était le premier centre de prise en charge pédiatrique du VIH en RDC et parmi les premiers à implémenter les activités de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant  dans 5 maternités satellites de la place (CS Vijana, Kitega, CME Barumbu, CME Bumbu et CHE Matete). En plus de cela, elle contribue à la prise en charge des enfants, adolescents et jeunes victimes de violences sexuelles. Ce service a aussi mis au point une base de données relative à la prise en charge pédiatrique du VIH. Grâce à l’application de son modèle innovant de l’annonce du statut sérologique VIH au travers de l’implication directe des pairs éducateurs adolescents/jeunes, 1368 enfants et jeunes adolescents ont déjà été pris en charge par cette unité et ont été accompagnés psychologiquement au cours de ces 5 dernières années. À ce jour, 20 adolescents/Jeunes vivants avec le VIH formés comme pairs éducateurs continuent de jouer un rôle important dans ce modèle d’accompagnement et de suivi de leurs camarades, aussi bien à Kalembelembe que dans d’autres formations sanitaires de la ville et des provinces. Cette approche, apporte une dimension socio-culturelle à la prise en charge du VIH et psychologique dans l’annonce du statut sérologique, aide à stimuler la résilience des patients.

Un jeune de 16 ans témoigne des bénéfices d’avoir reçu la prise en charge pédiatrique à l’hôpital de Kalembelembe et parle de l’accompagnement des pairs éducateurs: « je négligeais le traitement puisque je ne savais pas pourquoi je le prenais et je tombais souvent malade. Craignant la détérioration de mon état de santé, ma mère et l’infirmière qui me prenait en charge décidèrent de m’annoncer que j’étais infecté par le VIH. Choqué, sidéré et révolté, je me suis renfermé sur moi-même, refusant tout médicament, je mangeais à peine et je n’allais même plus à l’école. Lorsque je suis arrivé à l’hôpital de Kalembelembe, avant même de voir les médecins, j’ai été reçu par un groupe des jeunes comme moi et ils m’ont conduit dans leur bureau. Bien que hésitant au début, en échangeant avec eux, j’ai découvert que je n’étais pas seul au monde, nous étions toute une famille et ils m’ont redonné goût à la vie. Ils ont acheté à manger et nous avons mangé ensemble moi qui n’arrivais même plus à avaler la nourriture depuis qu’on m’a annoncé que je suis infecté par le VIH. Je suis devenu un pair éducateur pour aider aussi les autres ».

Le dépistage familial du VIH a permis d’identifier et de dépister un nombre important d’enfants; d’identifier un nombre important d’adultes au travers des enfants vivant avec le VIH. C’est une occasion d’encourager la survie de l’enfant en évitant qu’il ne devienne orphelin et d’accroitre les objectifs de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant pour les grossesses à venir. Cela, a permis d’enrôler en 6 mois autant de personnes qu’en 7 ans (lorsque le dépistage est systématiquement proposé). Selon Dr Faustin Kitetele, médecin chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital pédiatrique de Kalembelembe : « Avec les approches psychosociales développées durant toutes ces années, le dépistage précoce, le résultat du traitement ARV qui a transformé le VIH en une infection chronique, l’accompagnement des patients par les pairs qui joue un rôle déterminant dans le réveil de la conscience et de l’acceptation de soi, il a été constaté que les adolescents d’aujourd’hui sont plus résilients et plus ambitieux que ceux d’hier. Certains de nos jeunes qui avaient accepté leur situation hier et qui ont eu la chance d’étudier, terminent leurs études universitaires et sont dans la vie active. Certains sont même engagés dans des ONG où ils continuent des activités psychosociales qu’ils menaient à l’hôpital en tant que volontaire ».

 

Malgré ces avancées, dans un pays où la couverture en prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et la couverture en sécurité transfusionnelle n’atteignent pas 90%, le dépistage précoce du VIH dans le service de pédiatrie n’est pas toujours courant. A cet effet, il est primordial de répondre à certains obstacles/défis existants tels que : le nombre insuffisant des prestataires formés et actifs impliqués dans la prise en charge pédiatrique du VIH; la non application des directives nationales en rapport au dépistage précoce et au suivi des enfants infectés par le VIH. L’annonce du statut sérologique aux enfants et adolescents demeure un problème majeur pour une bonne prise en charge des adolescents vivants avec le VIH. En plus, on note une quasi-inexistence d’un système de suivi efficace des enfants et adolescents en cas de non-respect de rendez-vous ou d’une mauvaise adhérence au traitement antirétroviral. Pour surmonter ces défis, il faut renforcer les notions de la prise en charge pédiatrique du VIH dans le cursus de formation des médecins et infirmiers et renforcer les capacités des prestataires dans ce domaine pédiatrique du VIH. Promouvoir l’approche des pairs éducateurs et le soutien psychologique dans le suivi des adolescents et jeunes vivants avec le VIH (extension de ces approches dans d’autres sites) est une priorité. Enfin, il faut encourager des recherches pour arriver à mettre au point des stratégies innovantes permettant de dépister un grand nombre d’enfants et adolescents infectés par le VIH et promouvoir la prévention du VIH dans les milieux scolaire et non scolaire.